Franck Ribéry vient de déclarer au journal Bild :

Peut-être faut-il organiser un grenelle du bonheur.
Ou un grenelle du football.
Ou un autre grenelle. C’est important les grenelle.

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Franck Ribéry vient de déclarer au journal Bild :

Peut-être faut-il organiser un grenelle du bonheur.
Ou un grenelle du football.
Ou un autre grenelle. C’est important les grenelle.
«Il n’y a pas de sujet», explique Laurent Wauquiez pour justifier d’avoir passé une soirée à Londres entouré de gérants de fonds spéculatifs à qui il était venu demander, pour son pico-parti « nouvel oxygène », un coup de pouce financier.

L’entreprenant jeune homme ajoute : «Les gérants de fonds n’ont rien à voir avec ce dont je m’occupe dans mon ministère. Ni la formation professionnelle ni Pôle Emploi. Il n’y a aucune interférence.»
Nous voilà rassurés !
Les investisseurs professionnels n’investissent pas dans notre ministre, ils sont juste naïfs et désintéressés.
Voyant sa carrière politique compromise, Jean Sarkozy se reconvertira dans le mannequinat.

Rappelez-vous de la campagne « mes cheveux, c’est Veuche », de la marque Veuche… Eh oui, c’est bien lui.
Très cher Nicolas.
Il y a trois ans et trois mois, tu m’as promis que l’avenue des Champs-Élysées serait rebaptisée « Avenue Muammar Khadafi » et que les plaques et les panneaux de signalisation seraient écrits en arabe afin que j’arrive à les lire. Or on me signale que ce n’est pas fait, que non seulement les plaques sont toujours en caractères occidentaux décadents mais qu’en plus il n’y a pas écrit ce qu’il faut dessus. J’ai rempli ma part du marché, je t’ai accueilli dans ma tente dans ton jardin, j’ai acheté ta technologie nucléaire (gros doute, entre parenthèses, on me dit partout que les coréens faisaient mieux moins cher) et j’ai refilé les infirmières à une de tes épouses ainsi que convenu, alors je ne comprends pas bien. On en est où, là ?
Amicalement (pour l’instant),
M.K.

Très cher Muammar
Comme tu peux t’en douter, la France n’est pas un pays facile à gérer, entre ses trois-cent-soixante cinq fromages, ses trente cinq heures de travail et ses grèves perpétuelles… Le changement de nom d’une avenue pose des problèmes administratifs, on me dit que normalement tu devrais être mort depuis cinq ans et moi je devrais être maire de Paris. Enfin ça c’est la voie normale, si on veut respecter l’usage. Mais j’ai conclu une sorte de marché avec l’actuel maire de Paris qui me doit au moins un service. Il faut juste que je trouve le moment pour lui en parler, j’imagine qu’il va être surpris par l’idée. Mais bon ne t’inquiète pas je n’ai absolument pas oublié.
N.S.
En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des andouilles, et c’est peut-être ce qui va régler nos problèmes énergétiques à l’avenir.

Frédéric Lefebvre, Roselyne Bachelot, Christian Vanneste, Jean-François Copé, tous pourront enfin se rendre utiles grâce à l’ingéniosité d’un industriel angevin :
Le nucléaire remplacé par les cadres UMP ? Une idée à suivre !
Brice Hortefeux en a fait les frais.
Comme ses amis Frédéric Lefebvre, la famille Sarkozy au complet, Frédéric Mitterrand… Chaque fois qu’ils entendent parler d’Internet c’est pour apprendre qu’on s’y moque d’eux, qu’on leur fait payer cher des blagues sur les auvergnats et autres péchés véniels.

Alors oui, la France a peur. La France qui gouverne a peur des modems, des neufbox, des freebox, et en y réfléchissant bien, même les minitels ont quelque chose d’inquiétant, ce sont un peu les mogwaï d’Internet.
Au fait, quand Brice dit qu’Internet est un lieu de danger, c’est aussi qu’il a une idée derrière la tête : instaurer un filtrage du contenu du réseau.
Fraîchement élu député, David Douillet égaie les bancs de l’Assemblée par son caractère de boute-en-train.

Mais attention, il n’est pas qu’un bête sportif, il a une vraie vision politique, ainsi qu’on l’apprend dans son livre « 110% », cité par Le Canard Enchaîné qui a eu le courage de le lire :
« J’ai une authentique admiration pour les femmes qui vouent leur vie aux leurs (…) c’est la mère qui a dans ses gènes, dans son instinct, cette faculté originelle d’élever les enfants. Si Dieu a donné le don de procréation aux femmes, ce n’est pas hasard (…) Pour moi, une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n’est pas quelque chose de naturel, de valorisant. (…) On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes. »
Philosophie, théologie, génétique… le bonhomme peut tenir une conversation sur tous ces sujets à la fois.
Jean Sarkozy entame cette année son second mandat de président de tous les français. Excellente occasion pour l’interviewer. Il nous a convoqué pour le faire.
Blogueur Influent : Jean Sarkozy, comment faites-vous pour être aussi actif ? Vous semblez avoir une endurance hors du commun.
Jean Sarkozy : Je vous remercie d’évoquer ce sujet. Tous les matins, en effet, je bois de l’Actix®. Plusieurs professionnels de santé pensent qu’Actix® aide à renforcer mes défenses naturelles à l’approche de l’hiver, et en plus, c’est drôlement bon ! (rires)
B.I. : …mais ce n’est pas tout, n’est-ce pas ? Il y a aussi…
J.S. : ah oui, chaque matin je bois un comprimé effervescent de Vitamix®, qui contient des vitamines, du calcium et un peu de méthylphénidate, ce qui me rend dynamique tout en m’aidant à rester bien concentré. Au cours de la journée, en cas de petite faim, je mange une barre de céréales Miahm®, et ça repart. Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé. À la fin de la journée, je reste frais et dispos grâce à mon déodorant crème Puddy®.
B.I. : C’est très intéressant. Avant de parler de politique intérieure et notamment de la flambée de violence dans certaines régions, j’aimerais revenir sur votre parcours. Avez-vous connu des difficultés lors de vos débuts en politique ?
J.S. : Bien entendu. C’est un handicap, vous savez, d’être le fils d’un président. D’avoir à rendre des comptes sur son origine, son faciès, son patronyme, d’être « différent ». J’en ai bavé, mais j’ai surmonté les épreuves et aujourd’hui, ceux qui ne m’aimaient pas, ceux qui accusaient les bons journalistes comme vous d’être des lèche-bottes, eh bien ils sont occupés à subir des contrôles fiscaux ou ils se trouvent en prison, enfin on ne les entend plus trop ! (rires)
B.I. : Votre parcours est un peu un conte de fées. Votre marque de fabrique, c’est l’abandon de la langue de bois, vous appelez un chat un chat et vous ne vous sentez pas timide face aux concepts passéistes tels que la liberté d’expression et l’exploitation…
J.S. : Effectivement, ’jai voulu pousser encore plus loin que mon père le principe de la « droite décomplexée ». Les principes, c’est bien beau, mais jusqu’ici les droits de l’homme n’ont pas été introduits en bourse, que je sache ! (rires)
B.I. : C’est pour ça que vous avez trahi votre père ?
J.S. : Sur le coup, j’ai pensé que le trahir était le plus bel hommage que je pouvais rendre à sa carrière, puisqu’il avait lui-même trahi tous ses aînés. Mais soyons honnêtes : au fond je l’ai toujours vu comme un loser. Quand il me présentait son François Fillon ou son Patrick Devedjian, au secours ! Des types lugubres, à l’esprit tout petit, boulot-dodo, tout ça… Moi à l’époque je rêvais d’être Berlusconi, d’être Poutine, d’être Patrick Balkany… Vous voyez ?
B.I. : À propos du clan Balkany, certains prétendent que vous ne contrôlez plus le comté de Lépade, dont vous aviez été un des administrateurs au tout début de votre carrière…
J.S. : Disons qu’il y a eu des malentendus, mais ceux-ci sont réglés depuis les fiançailles — que je vous annonce — de mon fils Pitt avec Hildeberte de Balkany y Ceccaldi. La monnaie qui a cours sur ce territoire est à nouveau le Bocsa, on y révère mon drapeau et mon autorité est entière dans les villes de Neuilly, de Puteaux, de Courbevoie, de Suresnes, de Nanterre, de la Garenne et de Levallois.
B.I. : Nous voilà rassurés. Mais qu’en est-il de la situation en Seine-Saint-Denis ?
J.S. : Elle est presque sous contrôle. Lorsque les partisans du Squale et de son posse ont lancé des roquettes contre mes hélicoptères, ils ont franchi une ligne de trop, j’ai décidé qu’il fallait prendre les choses en main d’une manière un peu virile. À cette heure, Squale et ses petits copains se réchauffent au napalm. Leurs revendications étaient complètement déraisonnables et je suis à nouveau maître de l’approvisionnement de Paris en coco.
B.I. : Mais Squale est votre frère cadet et…
J.S. : Merci, ce sera tout pour aujourd’hui, je dois aller chasser en forêt de Saint-Germain. On va vous raccompagner.
Élu sur la base d’un retour aux valeurs traditionnelles, Berlusconi ne voit pas sa popularité écornée par ses défaillances politiques, ses manières rustres ou ses frasques amoureuses. Il est vrai que chez les grands primates, celui qui est brutal et qui honore publiquement de nombreuses femelles est le chef et réciproquement.

Mais bon, les gorilles et les chimpanzées ne comptent pas sur leur carte-bleue pour séduire ou sur leurs copains de la mafia, du parti fasciste, de la loge P2 et du Vatican pour éxécuter leurs basses oeuvres.
En général.
Ça partait évidemment d’un bon sentiment. Par exemple lorsque Frédéric Lefebvre a parlé d’un accident cardio-vasculaire lors de sa conférence de presse sur l’état de santé du président, il ne parlait évidemment pas de lui mais de l’ensemble des français, car si le président a un petit coup de mou, explique-t-il, c’est le signe que les français doivent lever le pied sous peine d’infarctus !

Le point sur les déclarations précipitées :
Patrick Balkany (maire) : Il va bien, il a faim, il est de mauvais poil, il crie, il est normal, il a un peu d’embompoint mais il fait du jogging et il a un un malaise de liposuscion, tout est normal. Les comptes de ma mairie sont les plus honnêtes depuis l’invention du concept d’honnêteté. Je n’irai pas en prison, prenez mon épouse.
Arnaud Klarsfeld (rollerskater) : Carla, si tu reviens, j’oublie tout
Frédéric Lefebvre (demandeur d’emploi) : Personne ne considère qu’un accident cardiaque est une alerte, mais qu’est-ce qui peut être une alerte ? Vous avez besoin que ce soit écrit dessus « alerte » ? S’il meurt ce sera à cause de vous tous, à cause de la pression des fans qui l’ont poussé à vouloir avoir un corps parfait. J’aimerais tellement que Santini ait un truc du même genre !
Dominique de Villepin (ami de la famille) : J’ai donné une interview pour le Parisien, vous devriez la lire
Raphaël Enthoven (philosophe) : Si tu reviens j’oublie tout
Roslyn Bashlow (shamalow) : Il dynamite l’UMP, le PS, le Modem et le FN, un jour sa famille c’est la famille Kennedy mais il divorce le lendemain pour marier une starlette, il soutient Bush quand Obama va gagner puis il soutient qu’Obama lui doit tout, il ruine le pays, il donne le beurre, l’argent du beurre et le beurre dans les épinards à ce vieux mérou ahuri qu’est Johnny, il fréquente des banquiers mafieux italiens ou des barons de la drogue mexicains, il zone sur des yachts de milliardaires, il ne respecte jamais sa parole, il nous débarasse de la liberté de la presse, il raconte tout et n’importe quoi et il arrive à être plus présent à la télé que Kim Jong-Il en Corée, et tout ça en seulement deux ans ! Nous regretterons son talent et son énergie, qu’est-ce que ça aurait donné s’il avait vécu jusqu’à la fin de son second mandat ! Ah pardon, mon assistant vient de me dire qu’il n’est pas encore claqué. Au temps pour moi.
Lance Armstrong (cobaye) : j’ai instantanément pensé à Michael Jackson
Jean-Paul Enthoven (éditeur) : Si tu reviens, j’oublie tout
Rachida Dati (parlementaire européenne) : Ce ne sont que des polémiques de bas étage, je pense que les français en ont assez, ils attendent des réponses, ils attendent que l’on se mette au travail, que l’on se retrousse les manches et puis Strasbourg avec le TGV c’est qu’à deux heures maintenant hein. Hein ? Le président ? Un malaise ? Ah non je savais pas.