Train de banlieue. Bondé. Un homme très agité, qui semble boxer l’air en face de lui et passe son temps à remonter son pantalon qui ne tombe pas et qui bouscule les gens puis les insulte vient se coller contre une dame qui rentre du bureau. Il se frotte à son épaule pendant un quart d’heure.

Elle essaie de protester : « je ne suis pas votre dossier », mais se fait copieusement insulter. Pas grand chose à faire, c’est un mauvais moment à passer pour elle comme pour tous ceux qui sont à proximité. Il ne sent pas bon. Apparemment, il a besoin de tendresse, et il est complètement fou.

Jacques Martin, maire de Nogent-sur-Marne (à ne pas confondre avec feu Jacques Martin, époux de la seconde femme de Nicolas Sarkozy) a proposé à son conseil municipal d’élever une statue à la gloire des ouvrières de la ville.

Il a juste oublié de leur dire que cette statue de deux mètres de haut aurait le visage de Carla Bruni Sarkozy.

Du coup certains s’inquiètent du visage qui sera donné au monument aux Poneys et aux lutins, voté en conseil municipal aussi.

En revanche il est trop tard pour enlever son nom à la bibliothèque « Frédéric & Lefebvre »

Le dojo « David Douillet » gardera aussi son nom.

Quand à la piscine Takieddine, impossible de la débaptiser, les affiches sont déjà imprimées :

Aidons Nogent !

La visite de la centrale de Fressenheim s’est très bien passée. Pas de gauchiste, pas de flaques phosphorescentes suspectes, pas de saucisses qui se déplacent par elles-mêmes et qui parlent. Rien d’anormal.

Fessenheim signifie en alsacien « la maison de la fesse », mais l’origine de ce nom se perd dans la nuit des temps.

Jeudi 2 février 2012, le président Nicolas Sarkozy a visité un chantier de logements en construction, car même si tout le monde n’en est pas convaincu, il revendique à présent le logement comme une de ses priorités. Puisque personne ne travaillait ce jour-là (du fait du froid et parce que le chantier ne fait que commencer), les ouvriers du bâtiment avaient été remplacés par des acteurs. Très pros, ces derniers n’ont pas profité de la rencontre pour organiser une manifestation d’intermittents du spectacle en colère. Ce n’est donc que le lendemain, à la radio, que le président a appris qu’on l’avait baladé en hélicoptère pour aller serrer la main à des ouvriers factices.

L’illustration n’a pas de valeur contractuelle, mais l’anecdote est authentique.
Jusqu’à présent, les figurants des déplacements étaient non des acteurs mais des sympathisants UMP. N’en trouve-t-on donc plus aucun ?
Comme bien des monarques avant lui, l’homme du travailler-plus-pour-gagner-plus est devenu le châtelain du tout-va-très-bien-madame-la-marquise, à qui l’on craint de laisser voir que le monde n’obéit pas à ses caprices immédiats ou même, qu’il y a le feu aux écuries.

(vu/entendu dans la rue)

Un peu en sommeil…

…mais ce blog reviendra, c’est juré.

Quiproquo

Tout s’explique !

Quand au « plein emploi », il s’agissait évidemment du « plein empois ». L’empois est une solution à base d’amidon qui sert à donner de la raideur au linge.

Tombant sur DSK en tenue d’Adam, Nafissatou Diallo quitte la chambre sans se hâter, en fixant le directeur du FMI dans les yeux puis en portant ostensiblement le regard sur son zizi. On sait qu’elle a réussi à faire tous ces mouvements car elle s’est plainte de torticolis par la suite.
DSK y a vu une proposition de relation sexuelle non-tarifée : afin d’oublier sa dure vie de femme d’étage, Mlle Diallo avait toujours rêvé d’exécuter une fellation sur un homme certes âgé et ventripotent, mais au charme troublant. Tout cela, DSK l’a lu dans ses yeux.

Pendant ce temps-là, le chef de la sécurité et un mystérieux homme d’affaire français qui a sans doute voté UMP aux présidentielles (comme 55% des français) exécutaient une « glory dance » dans le couloir. Il est possible qu’ils aient eu un blackberry dans la poche, qui le cas échéant serait sans doute celui de l’ex futur président de la république française, qui se plaignait justement le matin de ne pas le retrouver, avant de dire « ah ben non je suis bête, je l’ai pas perdu puisque je vous appelle avec ! ». Mais ensuite il a vraiment disparu.
Ce complot est-il une conspiration ou ne s’agit-il que d’une suite de coïncidences suspectes ? Bien malin qui le dira.

Mais où est la rédaction de Charlie Hebdo ? À Libé, où ils se sont lâchement enfuis pour ne pas avoir à serrer la main de Claude Guéant, venu constater les dégâts de l’incendie.

La piste islamiste est donnée gagnante de tous les médias et de tous les commentateurs. De leur côté, les complotistes se demandent si ça ne pourrait pas être un coup d’une droite extrême, dans le but de faire porter le chapeau aux barbus. Mais en dehors de nous, personne n’ose évoquer la piste de l’arnaque à l’assurance : c’est donc la bonne !

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