Grand theftintin et milou

Peut-on tout montrer aux enfants ? Certains spectacles ne sont pas beaux à voir.

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Par exemple, ce témoignage de Bob Garcia, auteur de polars et musicien de jazz qui témoigne sur le blog de Pierre Assouline de ses malheurs avec Moulinsart S.A. :

“Je suis auteur de polars aux éditions du Rocher, Payot-Rivage, etc. (Testament de Sherlock Holmes, Duel en enfer, etc.) En marge de mon travail d’écrivain, j’ai publié par passion cinq petites études tintinophiles, tirées en moyenne à 500 exemplaires chacune, dans le cadre d’une association loi 1901 (Promocom) dont le but est de faire connaître Tintin auprès du jeune public. Certains de ces ouvrages contiennent quelques vignettes de Hergé au titre de la courte citation graphique et conformément à la convention de Berne de 1974 (Acte de Paris), afin d’illustrer le propos. Ni Promocom, ni moi-même n’avons gagné un centime avec ces publications quasi confidentielles. Un premier jugement – Tribunal de Nanterre – dans le procès opposant Moulinsart/Rodwell à Promocom/Garcia a admis le principe de la courte citation graphique. Moulinsart a fait appel. Le jugement en appel – Tribunal de Versailles – infirme sur le principe de courte citation graphique et me condamne à payer 48.619,76 euros pour contrefaçon, sur des accusations mensongères et non démontrées de Moulinsart (on me demande par exemple de retirer des images de Tintin d’un de mes ouvrages qui n’en contient aucune !)

L’association Promocom étant acculée au dépôt de bilan, et ne pouvant pas moi-même payer cette somme (je ne suis pas imposable en 2009), j’ai donc proposé par voie d’avocat une solution de conciliation à Moulinsart qui connaît fort bien ma situation financière. Réponse de Moulinsart : commandement de payer avec saisie-vente de ma maison, au plus tard mercredi 28 octobre. Je souhaite dénoncer les procédés orduriers de Rodwell et de Moulinsart, en montrant la violence et l’acharnement dont ils font preuve à mon égard. Un proche de Rodwell a annoncé publiquement devant témoins que « Rodwell veut la peau de Bob Garcia. Jusqu’à quand les juges vont-ils donner raison à un tel personnage ?”

Jean Sarkozy, l’interview du second mandat présidentiel

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Jean Sarkozy entame cette année son second mandat de président de tous les français. Excellente occasion pour l’interviewer. Il nous a convoqué pour le faire.

Blogueur Influent : Jean Sarkozy, comment faites-vous pour être aussi actif ? Vous semblez avoir une endurance hors du commun.
Jean Sarkozy : Je vous remercie d’évoquer ce sujet. Tous les matins, en effet, je bois de l’Actix®. Plusieurs professionnels de santé pensent qu’Actix® aide à renforcer mes défenses naturelles à l’approche de l’hiver, et en plus, c’est drôlement bon ! (rires)

B.I. : …mais ce n’est pas tout, n’est-ce pas ? Il y a aussi…
J.S. : ah oui, chaque matin je bois un comprimé effervescent de Vitamix®, qui contient des vitamines, du calcium et un peu de méthylphénidate, ce qui me rend dynamique tout en m’aidant à rester bien concentré. Au cours de la journée, en cas de petite faim, je mange une barre de céréales Miahm®, et ça repart. Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé. À la fin de la journée, je reste frais et dispos grâce à mon déodorant crème Puddy®.

B.I. : C’est très intéressant. Avant de parler de politique intérieure et notamment de la flambée de violence dans certaines régions, j’aimerais revenir sur votre parcours. Avez-vous connu des difficultés lors de vos débuts en politique ?
J.S. : Bien entendu. C’est un handicap, vous savez, d’être le fils d’un président. D’avoir à rendre des comptes sur son origine, son faciès, son patronyme, d’être « différent ». J’en ai bavé, mais j’ai surmonté les épreuves et aujourd’hui, ceux qui ne m’aimaient pas, ceux qui accusaient les bons journalistes comme vous d’être des lèche-bottes, eh bien ils sont occupés à subir des contrôles fiscaux ou ils se trouvent en prison, enfin on ne les entend plus trop ! (rires)

B.I. : Votre parcours est un peu un conte de fées. Votre marque de fabrique, c’est l’abandon de la langue de bois, vous appelez un chat un chat et vous ne vous sentez pas timide face aux concepts passéistes tels que la liberté d’expression et la lutte contre l’exploitation…
J.S. : Effectivement, j’ai voulu pousser encore plus loin que mon père le principe de la « droite décomplexée ». Les principes, c’est bien beau, mais jusqu’ici les droits de l’homme n’ont pas été introduits en bourse, que je sache ! (rires)

B.I. : C’est pour ça que vous avez trahi votre père ?
J.S. : Sur le coup, j’ai pensé que le trahir était le plus bel hommage que je pouvais rendre à sa carrière, puisqu’il avait lui-même trahi tous ses aînés. Mais soyons honnêtes : au fond je l’ai toujours vu comme un loser. Quand il me présentait son François Fillon ou son Patrick Devedjian, au secours ! Des types lugubres, à l’esprit tout petit, boulot-dodo, tout ça… Moi à l’époque je rêvais d’être Berlusconi, d’être Poutine, d’être Patrick Balkany… Vous voyez ?

B.I. : À propos du clan Balkany, certains prétendent que vous ne contrôlez plus le comté de Lépade, dont vous aviez été un des administrateurs au tout début de votre carrière…
J.S. : Disons qu’il y a eu des malentendus, mais ceux-ci sont réglés depuis les fiançailles — que je vous annonce — de mon fils Pitt avec Hildeberte de Balkany y Ceccaldi. La monnaie qui a cours sur ce territoire est à nouveau le Bocsa, on y révère mon drapeau et mon autorité est entière dans les villes de Neuilly, de Puteaux, de Courbevoie, de Suresnes, de Nanterre, de la Garenne et de Levallois.

B.I. : Nous voilà rassurés. Mais qu’en est-il de la situation en Seine-Saint-Denis ?
J.S. : Elle est presque sous contrôle. Lorsque les partisans du Squale et de son posse ont lancé des roquettes contre mes hélicoptères,  ils ont franchi une ligne de trop, j’ai décidé qu’il fallait prendre les choses en main d’une manière un peu virile. À cette heure, Squale et ses petits copains se réchauffent au napalm. Leurs revendications étaient complètement déraisonnables et je suis à nouveau maître de l’approvisionnement de Paris en coco.

B.I. : Mais Squale est votre frère cadet et…
J.S. : Merci, ce sera tout pour aujourd’hui, je dois aller chasser en forêt de Saint-Germain. On va vous raccompagner.

Laurent Wauquiez à propos des suicides chez France Télécom : Vous allez devoir vous retrousser les manches

« Finie la glandouille, tas de fonctionnaires, il est plus que temps de se sortir les doigts du… »
C’était en substance la teneur du discours de Laurent Wauquiez, secrétaire d’état à l’emploi, qui réagissait à la vague de suicides chez France Télécom.

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On s’attend à une accélération de la mobilité du personnel entre les étages.