à l’envers à l’endroit

C’est marrant, elle a presque l’air d’une cousine bretonne ultra-catho mais sympa quand même, Morano…

morano

… Pourtant y’a un petit quelque chose qui fait qu’elle a plutôt l’air d’une collègue relou qui sort toujours des trucs odieux sur les gens qui habitent autour du club med où elle vient de passer ses vacances.

De quelle couleurs seront les chemises ?

Les chemises jaunes ont été prises par Berlusconi, les chemises brunes par Mussolini, les chemises à fleurs par Antoine et la chemise grise par Sim et Patrick Topaloff. Quelles couleurs restent disponibles pour les milices sarkozistes ?

uniformemilicessarko

Quand au sigle, c’est facile : la milice sous Vichy utilisait la lettre grecque Gamma comme emblême. Les milices 2010 utiliseront la lettre grecque « bêta », qui a l’avantage de signifier quelque chose de précis.

politique du chiffre et nombre de la bête

L’autre jour j’ai vu Brice Hortefeux à la télé
Il allait annoncer ses excellents résultats, il était tout souriant, et en attendant qu’il passe en direct, des spécialistes analysaient déjà les chiffres non publiés : bons résultats, certes, disait le gauchiste de service (qui n’en savait rien), mais bon après tant de mauvais mois, c’était le moins, ça ne prouvait rien ; un autre expliquait au contraire que les méthodes d’Hortefeux payaient de manière spectaculaire et qu’il fallait juste accélérer les réformes pour que cette spectacularité soit soit plus spectaculaire encore ; etc.
Ensuite est passé Hortefeux. Le plus beau jour de sa vie, grand sourire, joues roses (bon ce n’est pas un vrai indicateur dans son cas), il a raconté que, enfin, on pouvait noter dans la plupart des domaines une baisse sensible de l’accélération de l’augmentation des faits de délinquance. Pour ceux qui ne sont pas matheux, ça signifie que ça monte encore mais un peu moins vite.
Je suppose que la positive attitude du ministre s’explique par son besoin de fuir une réalité domestique assez embêtante et qui n’a rien à voir avec la délinquance (quoique ?) : son épouse est une chipie, pour ne pas dire peste.
De leur côté, les flics ont d’autres problèmes : ils se suicident presque autant que les gens qu’ils mettent en prison et leur profession est d’ailleurs au premier rang du taux de suicides en France.
Dans une lettre aux citoyens qui va être diffusée à la fin de la semaine, le syndicat majoritaire de la profession a une analyse assez différente de celle de son ministre de tutelle :

« […] les statistiques de la délinquance démontrent un net infléchissement des résultats, les faits violents sont en nette recrudescence et les cambriolages ont atteint des sommets sansprécédent. Malgré ce constat non exhaustif, les effectifs décroîtront continuellement à partir de 2010 pour atteindre un niveau incompatible avec une sécurité efficace. La Police nationale n’aura plus les moyens d’assurer convenablement votre propre sécurité, et déjà de nombreuses zones géographiques sont laissées à l’abandon. Jour après jour, les Policiers nationaux s’épuisent à remplir des objectifs inatteignables – la politique du chiffre – loin des réalités d’une délinquance mobile, violente, dont vous avez ou pouvez être victime.

À croire que tout le monde n’interprète pas les chiffres de la même manière.
Mais pas d’inquiétude, le ministère a un plan secret : confier la sécurité des quartiers à leurs habitants en légalisant les milices de volontaires, suivant le modèle des « chemises jaunes » de Berlusconi, des « chemises noires » de Mussolini et de la milice de Darnand  : on n’a jamais mieux réglé les problèmes de délinquance qu’en donnant du pouvoir, un uniforme et un bâton ou un fusil aux voyous.

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L’annonce de la création de cette force policière anti-républicaine de proximité n’a pour l’instant choqué personne (en dehors de Jean-Luc Mélenchon qui l’évoque sur son blog) et n’a pas été reprise par la presse qui juge sans doute plus important de se demander s’il faut accepter ou non les minarets en France (comme s’il y avait des minarets en France).

Bon si tout le monde s’en fiche, ça doit être que ce n’est pas important.

Internet est devenu un vrai lieu de danger

Brice Hortefeux en a fait les frais.
Comme ses amis Frédéric Lefebvre, la famille Sarkozy au complet, Frédéric Mitterrand… Chaque fois qu’ils entendent parler d’Internet c’est pour apprendre qu’on s’y moque d’eux, qu’on leur fait payer cher des blagues sur les auvergnats et autres péchés véniels.

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Alors oui, la France a peur. La France qui gouverne a peur des modems, des neufbox, des freebox, et en y réfléchissant bien, même les minitels ont quelque chose d’inquiétant, ce sont un peu les mogwaï d’Internet.
Au fait, quand Brice dit qu’Internet est un lieu de danger, c’est aussi qu’il a une idée derrière la tête : instaurer un filtrage du contenu du réseau.

Lave-toi et marche !

« Nous avons également fait une grosse campagne d’informations (affichage, spots télévisés, site Internet) sur les mesures barrières à respecter : se laver les mains, éviter d’éternuer à la face des gens, etc. »

Bachelot : «Face à la grippe A, la vigilance s’impose», Le Figaro, 27/07/09

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Eh oui, il fallait bien définir des priorités !

En France on n’a pas de savon mais on a des idées.

David Douillet prend ses marques à l’assemblée nationale

Fraîchement élu député, David Douillet égaie les bancs de l’Assemblée par son caractère de boute-en-train.

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Mais attention, il n’est pas qu’un bête sportif, il a une vraie vision politique, ainsi qu’on l’apprend dans son livre « 110% », cité par Le Canard Enchaîné qui a eu le courage de le lire :

« J’ai une authentique admiration pour les femmes qui vouent leur vie aux leurs (…) c’est la mère qui a dans ses gènes, dans son instinct, cette faculté originelle d’élever les enfants. Si Dieu a donné le don de procréation aux femmes, ce n’est pas hasard (…) Pour moi, une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n’est pas quelque chose de naturel, de valorisant. (…) On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes. »

Philosophie, théologie, génétique… le bonhomme peut tenir une conversation sur tous ces sujets à la fois.

Jean Sarkozy, l’interview du second mandat présidentiel

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Jean Sarkozy entame cette année son second mandat de président de tous les français. Excellente occasion pour l’interviewer. Il nous a convoqué pour le faire.

Blogueur Influent : Jean Sarkozy, comment faites-vous pour être aussi actif ? Vous semblez avoir une endurance hors du commun.
Jean Sarkozy : Je vous remercie d’évoquer ce sujet. Tous les matins, en effet, je bois de l’Actix®. Plusieurs professionnels de santé pensent qu’Actix® aide à renforcer mes défenses naturelles à l’approche de l’hiver, et en plus, c’est drôlement bon ! (rires)

B.I. : …mais ce n’est pas tout, n’est-ce pas ? Il y a aussi…
J.S. : ah oui, chaque matin je bois un comprimé effervescent de Vitamix®, qui contient des vitamines, du calcium et un peu de méthylphénidate, ce qui me rend dynamique tout en m’aidant à rester bien concentré. Au cours de la journée, en cas de petite faim, je mange une barre de céréales Miahm®, et ça repart. Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé. À la fin de la journée, je reste frais et dispos grâce à mon déodorant crème Puddy®.

B.I. : C’est très intéressant. Avant de parler de politique intérieure et notamment de la flambée de violence dans certaines régions, j’aimerais revenir sur votre parcours. Avez-vous connu des difficultés lors de vos débuts en politique ?
J.S. : Bien entendu. C’est un handicap, vous savez, d’être le fils d’un président. D’avoir à rendre des comptes sur son origine, son faciès, son patronyme, d’être « différent ». J’en ai bavé, mais j’ai surmonté les épreuves et aujourd’hui, ceux qui ne m’aimaient pas, ceux qui accusaient les bons journalistes comme vous d’être des lèche-bottes, eh bien ils sont occupés à subir des contrôles fiscaux ou ils se trouvent en prison, enfin on ne les entend plus trop ! (rires)

B.I. : Votre parcours est un peu un conte de fées. Votre marque de fabrique, c’est l’abandon de la langue de bois, vous appelez un chat un chat et vous ne vous sentez pas timide face aux concepts passéistes tels que la liberté d’expression et la lutte contre l’exploitation…
J.S. : Effectivement, j’ai voulu pousser encore plus loin que mon père le principe de la « droite décomplexée ». Les principes, c’est bien beau, mais jusqu’ici les droits de l’homme n’ont pas été introduits en bourse, que je sache ! (rires)

B.I. : C’est pour ça que vous avez trahi votre père ?
J.S. : Sur le coup, j’ai pensé que le trahir était le plus bel hommage que je pouvais rendre à sa carrière, puisqu’il avait lui-même trahi tous ses aînés. Mais soyons honnêtes : au fond je l’ai toujours vu comme un loser. Quand il me présentait son François Fillon ou son Patrick Devedjian, au secours ! Des types lugubres, à l’esprit tout petit, boulot-dodo, tout ça… Moi à l’époque je rêvais d’être Berlusconi, d’être Poutine, d’être Patrick Balkany… Vous voyez ?

B.I. : À propos du clan Balkany, certains prétendent que vous ne contrôlez plus le comté de Lépade, dont vous aviez été un des administrateurs au tout début de votre carrière…
J.S. : Disons qu’il y a eu des malentendus, mais ceux-ci sont réglés depuis les fiançailles — que je vous annonce — de mon fils Pitt avec Hildeberte de Balkany y Ceccaldi. La monnaie qui a cours sur ce territoire est à nouveau le Bocsa, on y révère mon drapeau et mon autorité est entière dans les villes de Neuilly, de Puteaux, de Courbevoie, de Suresnes, de Nanterre, de la Garenne et de Levallois.

B.I. : Nous voilà rassurés. Mais qu’en est-il de la situation en Seine-Saint-Denis ?
J.S. : Elle est presque sous contrôle. Lorsque les partisans du Squale et de son posse ont lancé des roquettes contre mes hélicoptères,  ils ont franchi une ligne de trop, j’ai décidé qu’il fallait prendre les choses en main d’une manière un peu virile. À cette heure, Squale et ses petits copains se réchauffent au napalm. Leurs revendications étaient complètement déraisonnables et je suis à nouveau maître de l’approvisionnement de Paris en coco.

B.I. : Mais Squale est votre frère cadet et…
J.S. : Merci, ce sera tout pour aujourd’hui, je dois aller chasser en forêt de Saint-Germain. On va vous raccompagner.

Laurent Wauquiez à propos des suicides chez France Télécom : Vous allez devoir vous retrousser les manches

« Finie la glandouille, tas de fonctionnaires, il est plus que temps de se sortir les doigts du… »
C’était en substance la teneur du discours de Laurent Wauquiez, secrétaire d’état à l’emploi, qui réagissait à la vague de suicides chez France Télécom.

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On s’attend à une accélération de la mobilité du personnel entre les étages.