Mon p’tit kaki

[…] Pourtant, j’avais bien d’ la peine
Et quand le train a démarré
Je n’avais plus d’ sang dans les veines
Mais j’ai crâné pour n’ pas pleurer

Mon p’tit kaki, mon grand chéri, 
Puisque t’étais posté devant le distributeur
J’ai pas osé acheter mon billet 
Et puisque l’train partait
Et que j’voulais pas le rater
Du coup j’ai du frauder
Et c’est un peu à cause de toi
Enfin bon remarque c’était la grève
Ils vont pas me faire chier les contrôleurs.
 

Il était beau, il était blond, il sentait carrément le houblon, il avait l’air bizarre de roupiller les yeux ouverts, gare Saint-Lazare, tout vert.
Son air calme, concentré, apaisé, méditatif, et puis son fusil d’assault aussi, décourageaient ceux qui voulaient s’acheter un billet.
Mon p’tit kaki.

Fusil d’assaut, pas fusil mitrailleur.

ah bon, alors je change ça