{"id":68,"date":"2008-10-15T01:05:53","date_gmt":"2008-10-14T23:05:53","guid":{"rendered":"http:\/\/www.blogueurinfluent.com\/?p=68"},"modified":"2009-07-27T16:27:24","modified_gmt":"2009-07-27T14:27:24","slug":"histoire-absolument-vraie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.blogueurinfluent.com\/?p=68","title":{"rendered":"Histoire absolument vraie"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-83\" title=\"mourousi\" src=\"http:\/\/www.blogueurinfluent.com\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/mourousi.png\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"429\" srcset=\"https:\/\/www.blogueurinfluent.com\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/mourousi.png 500w, https:\/\/www.blogueurinfluent.com\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/mourousi-300x257.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p>Le nom de mon h\u00e9ros importe peu. Si je vous le disais, vous l&rsquo;oublieriez aussit\u00f4t &#8211; c&rsquo;est un de ces noms transparents et interchangeables que l&rsquo;on oublie &#8211; et du reste, il n&rsquo;est parvenu \u00e0 le dire \u00e0 personne pendant le temps qu&rsquo;a dur\u00e9 son aventure.<br \/>\nJack Borel, en revanche, vous le connaissez sans doute. Artiste surdou\u00e9, g\u00e9n\u00e9ralement connu comme patron d&rsquo;une maison de disques et d&rsquo;un label, compositeur, interpr\u00e8te et parfois simplement animateur de soir\u00e9es, Borel est un homme \u00e0 tiroirs, quelqu&rsquo;un qu&rsquo;on d\u00e9couvre chaque fois diff\u00e9rent de ce que l&rsquo;on croyait savoir. On peu prendre ses ritournelles d&rsquo;ascenseur simplettes au premier degr\u00e9, mais il est aussi le roi du d\u00e9calage, de la ringardise-faite-expr\u00e8s et de l&rsquo;imb\u00e9cilit\u00e9. Quand on croit ses exc\u00e8s sophistiqu\u00e9s, ils se r\u00e9v\u00e8lent na\u00effs et quand on doute de sa sant\u00e9 mentale, il s&rsquo;av\u00e8re \u00eatre plein de jugeote et \u00e9rudit jusqu&rsquo;\u00e0 la naus\u00e9e<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>: qui, en dehors de ses parents, croirait qu&rsquo;il est le fils d&rsquo;un modeste couple de charcutiers de Besan\u00e7on<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>?<br \/>\nComme on dit pudiquement chez les artistes et peut-\u00eatre ailleurs, Jack Borel est \u00ab<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>f\u00e2ch\u00e9 avec la compta<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>\u00bb. N&rsquo;ayant jamais rien compris \u00e0 la taxe sur la valeur ajout\u00e9e qui a d&rsquo;ailleurs failli faire sombrer son affaire \u00e0 ses d\u00e9buts, il ne comprend pas mieux le concept d&rsquo;abus de biens sociaux et pioche dans la caisse de sa soci\u00e9t\u00e9 sans se soucier de ce que cela peut provoquer. Il a d&rsquo;ailleurs perdu sa comptable la plus m\u00e9ritante lorsque celle-ci a compris que, en puisant sur son compte professionnel, avec ses cartes de paiement et ses ch\u00e9quiers, Borel avait v\u00e9cu plus de dix jours dans une maison close en Allemagne. Sur sa facture, on ne trouvait que des marques de champagne, des noms de filles et des mots dont personne ne voulait savoir le sens<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>: Nachsitzen, Hauspferd, Wohnturm. Une fois pr\u00e9c\u00e9dente, il \u00e9tait rentr\u00e9 de Breda en Hollande o\u00f9 il avait v\u00e9cu pr\u00e8s de deux jours entiers \u00e0 ne se nourrir que de space-cakes et autres plats compos\u00e9s de marie-jeanne. En rentrant, rigolard, les yeux \u00e0 la fois rouges et jaunes, il avait tendu la facture \u00e0 sa comptable, tout fier d&rsquo;expliquer comment il avait eu la pr\u00e9sence d&rsquo;esprit d&rsquo;inviter un fran\u00e7ais ramass\u00e9 sur le trottoir \u00e0 partager ses exc\u00e8s : au milieu des fum\u00e9es il s&rsquo;\u00e9tait vaguement rappel\u00e9 qu&rsquo;il faut deux convives sur la facture d&rsquo;un repas professionnel.<br \/>\nIl entretenait une ma\u00eetresse et une ancienne \u00e9pouse qui avait trouv\u00e9 un moyen s\u00fbr pour le faire chanter et \u00e0 qui il devait, en cons\u00e9quence, verser une pension alimentaire double. J&rsquo;ignore si c&rsquo;est son m\u00e9tier d&rsquo;artiste qui fascine ou s&rsquo;il sait prendre l&rsquo;air s\u00e9rieux devant un banquier, mais il est parvenu \u00e0 contracter des emprunts en pagaille dans le seul but de mener grand train. Il est tellement insouciant qu&rsquo;il ne ressent ni culpabilit\u00e9 des drames que cela causera ou cause d\u00e9j\u00e0, ni m\u00eame aucun stress.<br \/>\nUn concurrent jaloux avait sans doute d\u00e9nonc\u00e9 Jack Borel et c&rsquo;est ainsi que le h\u00e9ros de notre r\u00e9cit, inspecteur des imp\u00f4ts, a sonn\u00e9 \u00e0 la porte de <em>Borel Sound<\/em> un matin pluvieux. Il avait pr\u00e9venu par un courrier qui n&rsquo;avait jamais \u00e9t\u00e9 ouvert si bien qu&rsquo;on ne l&rsquo;attendait pas.<\/p>\n<p>La fille de l&rsquo;accueil \u00e9tait tr\u00e8s belle, elle aurait pu \u00eatre mannequin, et habill\u00e9e comme une Simone Veil pop, un tailleur en vichy vert fluo, des collants orange minium et une choucroute bleue fa\u00e7on Marge Simpson. Ses yeux \u00e9taient maquill\u00e9s comme ceux des playmates des sixties, avec des faux cils longs comme des ailes de corbeaux. Pendant quelques secondes notre homme a dout\u00e9 de ce qu&rsquo;il devait dire, de la mani\u00e8re dont il devait se pr\u00e9senter. Cette jeune femme \u00e0 l&rsquo;air blas\u00e9-amus\u00e9 le paralysait, elle \u00e9tait impossiblement belle, tellement belle qu&rsquo;il se demandait comment elle pouvait \u00eatre \u00e0 ce point insensible \u00e0 sa propre beaut\u00e9.<br \/>\nIl entrouvrir les l\u00e8vres pour s&rsquo;expliquer, mais le timide son qui voulait sortir de sa gorge mourut sans combat lorsqu&rsquo;une voix tonitruante d&rsquo;homme hurla, d&rsquo;en haut d&rsquo;un escalier<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>: \u00ab<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>MOUROUSI<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>!<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>Mourousi Mourousi Mourousi, total Mourousi<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>!<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>\u00bb. C&rsquo;est Jack Borel qui parlait, montrant d&rsquo;un doigt agressif notre contr\u00f4leur des imp\u00f4ts qui n&rsquo;y comprenait rien. La jeune fille aux cheveux bleus, elle, comprenait : \u00ab<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>exactement<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>! C&rsquo;est exactement ce que je me suis dit quand il est entr\u00e9 ! \u00bb.<br \/>\nIl fallait r\u00e9fl\u00e9chir vite. Mourousi, le seul Mourousi dont il ait jamais entendu parler c&rsquo;\u00e9tait ce pr\u00e9sentateur du journal&#8230; Oui, il avait un peu les m\u00eames lunettes \u00e0 une \u00e9poque, en \u00e9cailles, sauf qu&rsquo;il \u00e9tait bien plus myope et que ses lunettes \u00e0 lui \u00e9taient \u00e9paisses celles des soudeurs.  S&rsquo;il s&rsquo;\u00e9tait int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la mode il aurait aussi remarqu\u00e9 que la coupe de son costume, sa chemise au col pelle \u00e0 tarte et sa cravatte semblaient sortis d&rsquo;un documentaire sur l&rsquo;ann\u00e9e 1980. Il voulut parler, se pr\u00e9senter, et peut-\u00eatre qu&rsquo;il avait vaguement \u00e9mis un \u00ab\u00a0je&#8230;\u00a0\u00bb timide, mais l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;excitation de Jack Borel couvrait sa voix et l&#8217;emp\u00eachait de penser.<\/p>\n<p>\u00ab<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>Mec, je ne veux m\u00eame pas entendre ce que tu fais, je te signe direct, trois albums mec, trois albums sign\u00e9s aujourd&rsquo;hui<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>\u00bb. Il hurla en direction de l&rsquo;escalier<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>: \u00ab<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>Un contrat !<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>\u00bb. Une seconde tr\u00e8s jolie fille d\u00e9valla l&rsquo;escalier presque aussi vite, comme si elle avait attendu en haut le contrat \u00e0 la main. Une minute plus t\u00f4t il \u00e9tait un modeste fonctionnaire des imp\u00f4ts, \u00e0 pr\u00e9sent il \u00e9tait compl\u00e8tement d\u00e9sorient\u00e9. Il se retourna vers Jack Borel, ce dernier pointait vers lui, avec un air de g\u00e9om\u00e8tre agressif, un t\u00e9l\u00e9phone dernier cri, qui \u00e9mit un son enregistr\u00e9 de d\u00e9clencheur Nikon. Il criait \u00e0 son t\u00e9l\u00e9phone<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>: \u00ab<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>Houelby ! Houelby je t&rsquo;envoie une photo d&rsquo;un mec trop g\u00e9nial attends&#8230; Bon tu l&rsquo;as, qu&rsquo;est-ce que tu en dis<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>?<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>\u00bb. Une voix nazillarde sortit du mobile et chacun pouvait entendre assez distinctement un cri : \u00ab<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>Mourousi<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>!<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>\u00bb.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-81\" title=\"mariepaul\" src=\"http:\/\/www.blogueurinfluent.com\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/mariepaul.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"500\" srcset=\"https:\/\/www.blogueurinfluent.com\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/mariepaul.jpg 500w, https:\/\/www.blogueurinfluent.com\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/mariepaul-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.blogueurinfluent.com\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/mariepaul-300x300.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p>La suite fut une tourn\u00e9e des grands ducs de l&rsquo;enfer qui dura trois jours. R\u00e9gine, Castel, le 51, le 103, les Bains, le douze, le Palace, le 22, l&rsquo;autre 22, la Grange, le Mouk, et puis d\u00eener au Fouquet&rsquo;s, petit d\u00e9jeuner au Ritz, sommeils improvis\u00e9s sur une \u00e9paule, sur des genoux ou contre un sein ti\u00e8de et doux, il n&rsquo;y eut bient\u00f4t ni jour ni nuit ni sommeil ni veille ni danse ni repos, tout se m\u00e9langeait dans un tourbillon de filles tr\u00e8s belles et de caviar. Notre homme n&rsquo;oublierait sans doute jamais sa nuit pass\u00e9e sur un lit pour dix sur lequel, outre lui-m\u00eame, trois filles peu v\u00eatues d\u00e9truisaient des oreillers dans une bataille pour rire. Les plumes volaient dans toute la pi\u00e8ce<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>: c&rsquo;est no\u00ebl, pensa-t-il. Lui qui n&rsquo;avait jamais embrass\u00e9 une femme de toute son existence se vit embrasser goul\u00fbment un beau jeune homme travesti dont il n&rsquo;\u00e9tait du reste pas s\u00fbr qu&rsquo;il appartint \u00e0 l&rsquo;\u00e9quip\u00e9e de Borel. Borel, de son c\u00f4t\u00e9, s&rsquo;\u00e9clipsait de longues heures en confiant notre homme \u00e0 un humoriste pass\u00e9 de mode ou \u00e0 une princesse sans tr\u00f4ne. Il avait aussi pos\u00e9 pour des photos en studio devant un photographe apparemment tr\u00e8s c\u00e9l\u00e8bre, et il s&rsquo;en souvenait comme d&rsquo;une sorte de r\u00eave, tout comme il n&rsquo;\u00e9tait plus s\u00fbr d&rsquo;avoir v\u00e9ritablement rencontr\u00e9 Wiezman, Tadd\u00e9i ou Lagerfeld. Au quatri\u00e8me jour, il ne sentait plus son propre corps et, alors qu&rsquo;il \u00e9coutait une maquette dans un studio d&rsquo;enregistrement, il s&rsquo;\u00e9vanouit.<\/p>\n<p>Il \u00e9mergea dans l&rsquo;atmosph\u00e8re calme d&rsquo;un h\u00f4pital o\u00f9 l&rsquo;attendait un \u00e9norme bouquet jaune et une grande enveloppe. Dans cette derni\u00e8re, son contrat, qui disait qu&rsquo;il \u00e9tait li\u00e9 \u00e0 <em>Borel Sound<\/em> pour trois albums. Il reconnut sa propre signature. Le contrat ne parlait que de photographies et de repr\u00e9sentations, il n&rsquo;\u00e9tait pas question de musique, et c&rsquo;\u00e9tait tant mieux, pensa-t-il, puisqu&rsquo;il ne jouait d&rsquo;aucun instrument.<br \/>\nPendant les cinq ann\u00e9es qui allaient suivre, il deviendrait donc l&rsquo;image d&rsquo;un nouveau chanteur de pop d\u00e9cadente, sous le nom incongru de Marie-Paul Pierre, astreint \u00e0 participer \u00e0 des shows t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s en playback sur des compositions que Borel diffusait sous divers noms d&#8217;emprunts. Mais tout cela, il l&rsquo;apprendrait plus tard. Il extrait aussi de l&rsquo;enveloppe une quinzaines de photographies de format moyen qui le montraient, lui, d\u00e9goulinant de caviar, de femmes, noy\u00e9 dans du champagne, rougeaud et une fois m\u00eame v\u00eatu de sous-v\u00eatements f\u00e9minins. Il ne comprit pas pr\u00e9cis\u00e9ment que ces photos \u00e9taient destin\u00e9es \u00e0 la faire chanter, mais ce qu&rsquo;elles impliquaient ne lui avait pas \u00e9chapp\u00e9 : \u00ab<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>si mon chef voit \u00e7a&#8230;<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>\u00bb.<br \/>\nApr\u00e8s sa convalescence, il fit son rapport, rapport o\u00f9 il prescrivit avec indulgence un redressement fiscal symbolique. Quelques mois plus tard, il prit un cong\u00e9 sabbatique pour entamer v\u00e9ritablement sa carri\u00e8re d&rsquo;artiste. Le premier album eut des ventes prometteuses, un bon buzz, comme disait Borel. Le second d\u00e9\u00e7ut les Inrockuptibles, qui sont souvent d\u00e9\u00e7us au second album des artistes dont ils se croyaient les d\u00e9couvreurs, mais le troisi\u00e8me, d&rsquo;abord vendu exclusivement aux clients de la boutique <a href=\"http:\/\/www.colette.fr\" target=\"_blank\">Colette<\/a>, vit un de ses titres servir de Jingle pour une \u00e9mission de Canal+. La machine repartait et Borel \u00e9tablit un nouveau contrat, pour deux albums suppl\u00e9mentaires. Un peu avant la sortie de son quatri\u00e8me album, intitul\u00e9 <em>Carpe coy carpe diem<\/em>, sur la couverture duquel on voyait un poisson rouge flottant sur le dos, notre pauvre ami d\u00e9c\u00e9da, un couteau plant\u00e9 dans le ventre, dans les toilettes d&rsquo;une boite de nuit, heureux sans doute.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 comme on re\u00e7oit les inspecteurs des imp\u00f4ts, les cr\u00e9anciers ou les inspecteurs des m\u0153urs chez Jack Borel<span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span>: tr\u00e8s bien.<br \/>\nSuivant l&rsquo;usage, les noms, les personnes et les situations ont \u00e9t\u00e9 hypocritement modifi\u00e9s afin de laisser croire que cette histoire est invent\u00e9e.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-84\" title=\"tristefin\" src=\"http:\/\/www.blogueurinfluent.com\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/tristefin.png\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"305\" srcset=\"https:\/\/www.blogueurinfluent.com\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/tristefin.png 500w, https:\/\/www.blogueurinfluent.com\/wp-content\/uploads\/2008\/10\/tristefin-300x183.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le nom de mon h\u00e9ros importe peu. 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